Accueil Agenda Visite du chantier de fouilles de La Madeleine
Aa - +

Visite du chantier de fouilles de La Madeleine

Réserver Contact


Le chantier de fouilles de la Madeleine à Saint-Emilion ouvre ses portes au public le lundi 16 juillet. A cette occasion, les archéologues présenteront les vestiges et feront part des dernières découvertes.

 

Le site de la Madeleine situé sur un plateau à l’extérieur de la ville remparée de Saint-Emilion et dominant la vallée du Fongaban comporte les vestiges d’une ancienne église romane associée à un cimetière. L’église Sainte-Marie-Madeleine est mentionnée dans une charte de l’archevêque Arnaud Géraud de Cabanac (1103-1131) datée vers 1100. Elle est reléguée hors les murs de lors de l’édification de l’enceinte située entre les années 1199 et 1224 avant d’être rasée dans les années 1338-1340. Son cimetière continue à être utilisé jusqu’au XVIIe siècle en accueillant entre autres des inhumations de tombes protestantes et des victimes de la peste.

 

Un chantier de fouilles archéologiques dirigé par N. SAUVAITRE, archéologue de la société HADES, membre associé au laboratoire de recherche AUSONIUS (UMR-CNRS 5607, université Bordeaux-Montaigne) et secondée par Coralie DEMANGEOT, anthropologue de la société HADES et membre du laboratoire PACEA (UMR-CNRS 5199, université de Bordeaux) est mené sur le plateau afin de dégager les vestiges et comprendre la gestion funéraire du cimetière. Ce chantier permet à des étudiants de se former aux rudiments du métier d’archéologue et à la fouille de sépultures.

 

Les différentes campagnes ont permis le dégagement complet de l’église dont il ne reste que le chevet et la façade occidentale. La longueur estimée de l’église est de 28 m de long pour 8,60 m de large. L’église est agrandie vers le nord, sans doute entre le milieu du XIIe et le début du XIIIe siècle, avec la mise en place d’un nouveau bas-côté. Au cours du XIIIe siècle, l’édifice connaît une troisième modification avec l’installation d’un avant corps face à son portail. A ce jour, 170 tombes ont été répertoriées et trois types d’inhumations ont été référencées : des tombes rupestres pour les niveaux les plus anciens, des coffres bâtis en moellons et pierres de taille, des inhumations en pleine terre pour les plus récentes. La découverte de plusieurs caveaux-pourrissoirs constitue aussi une problématique de recherche sur le mode de fonctionnement de ce type de sépulture.

 

Le chantier ouvre ses portes au public le lundi 16 juillet. A cette occasion, les archéologues présenteront les vestiges et feront part des dernières découvertes. Des visites gratuites d’une durée d’environ 30 min sont prévues pour des groupes de 15 personnes maximum.

 

Informations pratiques :

  • Visite gratuite uniquement en français
  • Créneaux de visite : 10h30, 11h30, 14h, 15h et 16H
  • Durée : 30 minutes
  • 15 personnes maximum par tranche horaire
  • Chantier non accessible aux personnes à mobilité réduite
  • Les enfants sont les bienvenus.
  • Pas de chiens autorisés sur le site.
  • Réservation auprès de l'Office de Tourisme : au guichet, au téléphone et par mail. 

 

 

 

Nous trouver