LES LAVOIRS

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La cité du vin regorge d’eau

 

L’érosion et les rivières ont façonné notre paysage et la présence de cette eau au sein d’une ancienne forêt, incita les premiers hommes à s’implanter ici. Au VIIIème siècle, suite à la venue et à l’installation de l’ermite Emilion dans l’une de ces grottes naturelles, un village naît et se développe. Nous devons donc cette configuration particulière de Saint-Emilion à l’eau qui creusa la roche calcaire et donna cette forme d’amphithéâtre à la cité.

 

 

Ces nombreuses sources ont donné naissance à des puits et fontaines qui alimentent ville haute et ville basse.

 

Deux de ces sources furent aménagées en lavoirs au XIXème siècle et fournissent une eau claire et limpide aux deux lavoirs de la ville : la fontaine du Roi et la fontaine de la Place.

 

Du latin «lavatorium», signifiant «laver», le lavoir est un bassin public, alimenté en eau détournée d’une source, où les lavandières lavaient le linge ou plutôt le rinçaient. En effet, contrairement aux images répandues, les femmes se rendaient au lavoir non pas pour procéder au lavage, mais plutôt pour le rinçage qui nécessite de grandes quantités d’eau claire.

 

Le lavage du linge offrait une animation pour tout le village : la pierre inclinée au bord du lavoir permettait aux femmes de s’agenouiller en utilisant parfois un triolo. Battoir et brouette faisaient également partis des indispensables de la lavandière.

 

Imaginez un temps révolu où se mêlaient au son de la source et au bruit du battoir, les bavardages des femmes, rires et autres chansons, en ce temps où les lavoirs étaient un lieu de rencontres, d’échanges et d’entraides.

 

La fontaine du Roi, le plus grand des deux lavoirs, comporte un fronton orné de jolies sculptures.

 

Couvert, il constituait le lieu réservé aux lavandières des quartiers riches, leur assurant ainsi un abri en cas d’intempéries.

 

Quant à la fontaine de la Place, le plus petit des deux lavoirs sans toit à l’origine, il était réservé aux buandières des quartiers populaires. Ainsi, les eaux de linge des deux quartiers ne se mélangeaient pas. Cependant, l’eau alimentant ce lavoir, proviendrait de la même source, que fit jaillir, selon la légende, Emilion au VIIIème siècle dans l’Ermitage. Source à laquelle on attribue des vertus mystérieuses…

 

Ces lavoirs constituent aujourd’hui une halte fleurie et rafraichissante au gré des ruelles de la ville basse.

 

Accès libre. Le grand lavoir se situe Rue de la Grande Fontaine, au pied de la Tour du Roy (plus d'infos ici). A quelques mètres de là, dans un renfoncement de la Rue de la Petite Fontaine, découvrez le second lavoir.